Les beaux jours arrivent. Tu sors les vêtements d’été. Et là, quelque chose ne va plus. Ce ventre qui s’est arrondi sans crier gare. Ces kilos qui se sont installés alors que tu n’as rien changé à tes habitudes. Cette sensation d’être étrangère dans ton propre corps.
Si tu es en périménopause ou en ménopause, tu n’es pas seule, et surtout, tu n’as rien fait de mal. En effet, la prise de poids à la ménopause est l’un des sujets qui revient le plus souvent dans mon cabinet à Beaumes-de-Venise. Et ce que je dis à chaque fois à ces femmes, c’est ceci : ton corps ne se retourne pas contre toi. Il essaie de s’adapter.
Voici ce qui se passe vraiment, et ce que je fais, moi, concrètement.
Pourquoi on prend du poids à la ménopause : la vraie explication
La prise de poids à la ménopause n’est pas une question de volonté. Ce n’est pas parce que tu manges trop ou que tu bouges trop peu. C’est avant tout une réponse hormonale et métabolique à une transition profonde.
La chute des œstrogènes change tout
Les œstrogènes jouent un rôle clé dans la façon dont le corps stocke les graisses. Lorsqu’ils chutent, la répartition des graisses se modifie : elles migrent des hanches et des cuisses vers l’abdomen. C’est pourquoi beaucoup de femmes remarquent un ventre qui s’arrondit, même sans changer leur alimentation.
Par ailleurs, cette redistribution abdominale est étroitement liée à la résistance à l’insuline qui s’installe progressivement. Autrement dit, le corps utilise moins efficacement le sucre, ce qui favorise le stockage des graisses.
Le cortisol, l’ennemi silencieux
En périménopause, le niveau de cortisol (l’hormone du stress) tend à augmenter. Or le cortisol est directement impliqué dans le stockage des graisses abdominales. Ainsi, une femme qui gère beaucoup, qui porte beaucoup, qui ne dort pas bien, va stocker davantage. Non par manque de discipline, mais parce que son corps est en état d’alerte chronique.
C’est précisément ce que je travaille en séance : aider le système nerveux à sortir de cet état de vigilance permanente, pour que le corps puisse enfin se réguler.
La masse musculaire qui diminue
Avec la baisse des hormones, la masse musculaire diminue naturellement (c’est ce que l’on appelle la sarcopénie). Or le muscle brûle plus de calories que la graisse, même au repos. En conséquence, le métabolisme ralentit, et le corps dépense moins d’énergie qu’avant pour les mêmes activités. C’est pourquoi entretenir et développer sa masse musculaire devient une priorité absolue à partir de 40 ans !
“Ce n’est pas ton assiette qui a changé. C’est ton corps qui fonctionne différemment. Et c’est une nuance essentielle.”
Ce que les régimes ne font pas (et pourquoi ils aggravent souvent les choses)
Face à la prise de poids à la ménopause, le réflexe est souvent de se mettre au régime. Pourtant, cette approche fonctionne rarement, et peut même être contre-productive.
Se restreindre aggrave le cortisol
Un régime restrictif est perçu par le corps comme une menace. En réponse, il produit davantage de cortisol, ce qui favorise encore plus le stockage abdominal. C’est un cercle vicieux : plus on se prive, plus le corps s’accroche à ses réserves.
Le poids émotionnel du contrôle
La ménopause est une période de grande sensibilité émotionnelle. Se mettre au régime à ce moment précis, avec toute la culpabilité et la frustration que ça implique, ajoute une couche de stress à un corps qui en a déjà beaucoup.
C’est pourquoi je n’accompagne pas mes clientes dans une logique de contrôle du poids, mais dans une logique de réconciliation avec leur corps.
Le corps ne grossit pas pour te punir. Il grossit pour te protéger.
La question, c’est : de quoi ?
Ce que je fais, moi, concrètement
Je traverse moi-même cette période. Et plutôt que de te donner des conseils théoriques, voici ce que j’ai intégré dans mon quotidien, pas pour maigrir (bien que j’apprécierai quelques kilos en moins :D), mais pour me sentir bien dans mon corps, préserver ma masse musculaire et soutenir mon énergie.
⚠️ Ce que je partage ici, c’est mon expérience personnelle. Chaque femme est différente, parles-en toujours avec ton médecin ou ta naturopathe avant d’intégrer de nouveaux compléments.
La musculation avec des charges
C’est probablement la chose la plus importante que tu puisses faire pour ton corps à la ménopause. Pas de la gym douce ni de cardio intensif, mais de la musculation avec des charges lourdes. L’objectif est de construire et préserver la masse musculaire, pas juste de « bouger ».
Pourquoi c’est crucial ? Parce que le muscle est le tissu le plus métaboliquement actif du corps. Plus tu en as, plus ton corps brûle de l’énergie au repos. Par ailleurs, la musculation améliore la sensibilité à l’insuline, renforce les os, (essentiels quand les œstrogènes chutent), et régule le cortisol. 2 à 3 séances par semaine suffisent pour voir des résultats.
Les protéines à chaque repas
Avec la baisse hormonale, le corps assimile moins bien les protéines, c’est ce qu’on appelle la résistance anabolique. En conséquence, les besoins en protéines augmentent à la ménopause. En pratique, j’en inclus à chaque repas : œufs, légumineuses, poisson, viande, fromage blanc. L’idéal est de viser 1.2 à 1.6 gr de protéines par kg de poids corporel par jour, soit par exemple environ 95 gr de protéines par jour pour une femme de 70 kgs.
Les protéines préservent la masse musculaire, réduisent les fringales et stabilisent la glycémie. C’est simple, concret et vraiment efficace.
La créatine, le complément dont personne ne parle aux femmes
La créatine est encore très associée aux hommes et à la musculation intensive. Pourtant, les recherches récentes montrent qu’elle est particulièrement intéressante pour les femmes en ménopause.
Elle aide à maintenir la force et la masse musculaire, améliore les performances à l’entraînement et, ce qui est moins connu, elle a des effets positifs sur la cognition et l’humeur. Deux domaines qui peuvent être impactés par la chute hormonale. En prendre 3 à 5g par jour avec de l’eau, c’est tout.
Mes compléments alimentaires au quotidien
Voici ce que je prends, avec une intention claire derrière chaque choix :
→ Magnésium bisglycinate : stress, sommeil, crampes, indispensable en ménopause
→ Oméga-3 : inflammation, cerveau, humeur
→ Vitamine D3 + K2 : os, immunité, équilibre hormonal, le duo est important car la K2 oriente le calcium vers les os plutôt que les artères
→ Créatine : masse musculaire et cognition (voir ci-dessus)
→ Collagène : peau, articulations, tissu conjonctif, les œstrogènes soutenaient la production de collagène, leur chute la réduit significativement
→ Ashwagandha : adaptogène puissant pour le stress chronique et l’équilibre du cortisol, particulièrement pertinent en périménopause
→ Mélatonine : en cas de besoin ponctuel pour le sommeil, pas en prise continue
Ce que ton corps te demande vraiment
Au-delà des outils pratiques, la prise de poids à la ménopause reste avant tout un signal. Dans ma pratique, j’observe régulièrement trois choses chez les femmes qui traversent cette période :
Un système nerveux épuisé
Le corps stocke pour se protéger. Quand le système nerveux est en permanence en mode survie, insomnies, stress chronique, hypervigilance, il fait des réserves. Apaiser le système nerveux, c’est souvent la première étape pour que le corps commence à lâcher prise.
Des émotions non digérées
Énergétiquement, les émotions stockées ont tendance à se loger dans le corps, notamment dans la zone abdominale, associée au plexus solaire et à la puissance personnelle. C’est là que je travaille en séance : pas sur le poids, mais sur ce qui le génère.
Un besoin de ralentir
Le corps envoie parfois un message très simple : pose quelque chose. Tu ne peux pas continuer à ce rythme. C’est difficile à entendre, et pourtant, c’est souvent la vérité la plus utile.
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Ce n’est pas une fatalité
La prise de poids à la ménopause est réelle, souvent frustrante. Mais elle n’est pas une condamnation définitive, et elle mérite d’être écoutée plutôt que combattue. En comprenant ce que le corps exprime, on peut l’accompagner avec beaucoup plus de douceur et d’efficacité.
Si tu te reconnais dans cet article, je t’invite à commencer quelque part : le guide gratuit pour mettre des mots sur ce que tu traverses, ou une séance pour aller plus loin.
Laëtitia Rodriguez — Énergéticienne & Magnétiseuse
Spécialisée en accompagnement ménopause dans le Vaucluse
Cabinet à Beaumes-de-Venise (Vaucluse) | Séances en visio partout en France
laetitia-rodriguez.fr | 06 23 46 62 76
FAQ
Q : Pourquoi prend-on du ventre à la ménopause ?
R : La chute des œstrogènes modifie la répartition des graisses, qui migrent vers l’abdomen. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est une réponse hormonale.
Q : La créatine est-elle utile pour les femmes en ménopause ?
R : Oui. Des recherches récentes montrent que la créatine aide à maintenir la masse musculaire, améliore les performances à l’entraînement et peut avoir des effets positifs sur la cognition et l’humeur.
Q : Quels compléments prendre à la ménopause ?
R : Magnésium, vitamine D3+K2, oméga-3 et collagène sont souvent cités. L’ashwagandha peut aider pour le stress. (Toujours en parler avec son médecin ou naturopathe.)
Q : Quels compléments alimentaires tu utilises personnellement ?
R : J’achète tous mes compléments chez Nutripure — après avoir comparé pas mal de marques, c’est celle qui offre le meilleur rapport qualité/prix selon moi : formulations sérieuses, sans additifs inutiles. Si tu veux essayer, tu peux utiliser mon lien de parrainage qui te fera gagner 10% sur ta première commande : https://www.nutripure.fr/fr/?s=0430197004
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Q : La musculation est-elle recommandée à la ménopause ?
R : Absolument. C’est même l’une des meilleures choses à faire : elle préserve la masse musculaire, renforce les os et régule le cortisol.
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